Le médicament homéopathique

Qu’est ce qu’un médicament homéopathique ?

Un médicament homéopathique est une substance naturelle qui a été préparée selon des règles bien définies ;
Un médicament devient homéopathique quand on l’utilise conformément au principe de similitude.
Il s’agit de médicament fabriqué à partir d’une teinture mère par la méthode des dilutions successives suivies d’une succussion par étape. Généralement délivré à dose infinitésimale.

A - Nature du médicament :

Les médicaments homéopathiques sont issus des trois règnes de la nature :
- Le règne végétal : Plantes fraîches cueillies puis préparées en teinture - mère homéopathique (TM). On utilise soit la plante entière, soit une partie de la plante (fleurs, racines, fruit, écorce)
La TM est préparée en faisant macérer la plante dans de l’alcool à 95°.
- Le règne animal : On utilise soit l’animal entier (abeille :Apis) soit une partie ou venins, sécrétions, pus, produits d’origine pathologique.
- Le règne minéral : Les métaux, les divers minéraux ne sont pour la plupart pas solubles dans l’eau ni dans l’alcool. On triture ces substances avec du lactose, dans un premier temps. Il est admis généralement qu’après trois triturations centésimales = 10-6, on peut solubiliser les substances dites indissolubles.

B – Dilution / Dynamisation :

a - dilution hahnemanienne au centième : Centésimale Hanemanienne = CH

On part de la substance de base dite teinture mère (ou poudre pour les minéraux) que l’on dilue au 1/100 dans un mélange d’eau et d’alcool. = 1CH
Puis une partie de la 1CH dans 99 parties de solvant = 2CH (= 1/10 000) puis 3CH = 1 millionième etc
Entre chaque dilution on opère une série de 100 secousses, c’est ce qu’on appelle la dynamisation.
Les dilutions les plus fréquemment utilisées en France sont les 5CH, 7CH, 9CH, 12CH, 15CH, 30CH

Il existe aussi des dilutions au dixième = Décimale Hanemanienne = DH

b - dilution Korsakovienne = K

On travaille avec un flacon unique. À chaque dynamisation on jette le liquide et on ajoute du solvant à ce qui reste sur les parois du flacon. Ces préparations sont un mélange de plusieurs dynamisations. Elles ne sont pas standardisables...

C - Dynamisation :

•Mouvements de bas en haut avec choc sur le fond du flacon pour réaliser une dispersion moléculaire.
•La dynamisation est une notion énergétique : Le médicament homéopathique est une force dynamique qui peut, par « effet miroir » s’opposer de façon cohérente à la force dynamique de la maladie en présence.
•Ce n’est pas un médicament chimique (très haute dilution), c’est une information, une force informative. Il est susceptible de faire réagir l’organisme malade - et lui seul (donc pas de risque d’empoisonnement accidentel) - parce que cet organisme est sensibilisé à son action par son mode réactionnel particulier qui correspond au potentiel pharmacodynamique de la substance de base justement sélectionnée pour cela.

D - Formes galéniques

Le médicament homéopathique est plus fréquemment utilisé en France sous forme de granules ou globules mais il existe aussi des formes liquides ou en poudre (trituration) ou suppositoire ou plus rarement sous forme injectable.

Les granules

Ce sont des billes en lactose et saccharose. L’imprégnation se fait en 3 cycles au cours desquels la dilution est pulvérisée en brouillard sur les granules qui tourne dans une turbine.
Elles sont conditionnées le plus souvent dans des tubes.

Les globules

Les billes utilisées ici sont plus petites que les granules. L’imprégnation se fait de la même manière. Ces globules sont conditionnés dans de petits tubes dose.

E- Posologies :

Habituellement on prescrit 3 granules d’un tube ou une dose de globules, à laisser fondre sous la langue.

Il faut bien comprendre qu’à la différence d’un médicament allopathique, le médicament homéopathique n’est pas un médicament chimique, il n’agit pas par action moléculaire mais par transfert d’information (sans doute d’ordre électro-magnétique).
Il n’y a donc pas d’effet dose, de notion de seuil d’efficacité ni de dose toxique, quelque soit le poids et l’âge du patient.
Il n’a pas d’action propre, en dehors d’un organisme malade au mode réactionnel identique à sa pathogénésie. L’intensité de réaction du patient est proportionnelle à sa possibilité de réagir et au degré de similitude du médicament avec son mode réactionnel. Le médicament n’aura donc aucun effet sur un organisme n’ayant pas le mode réactionnel similaire à sa pathogénésie.

Les variations de posologies en homéopathie sont avant tout les variations de hauteur de dilution et de fréquence des prises du médicament.

Quelle dilution choisir ?
Plus la similitude entre le tableau que présente le patient et celui du médicament est grande, plus la dilution à employer devra être élevée.
Si on est en présence d’un patient qui ne présente que les signes locaux, la similitude est faible, on prescrit une basse dilution : 4 ou 5CH. Si le patient présente aussi les signes généraux ou les mêmes modalités, on prescrit une dilution moyenne 7 ou 9 CH. Si la similitude s’étend au niveau du comportement et signes nerveux, on prescrit alors une haute dilution 15 ou 30CH.